Depuis trop longtemps, nous exploitons et détruisons les écosystèmes de notre planète. Toutes les trois secondes, le monde perd suffisamment de forêts pour couvrir un terrain de football et, au cours du siècle dernier, nous avons détruit la moitié de nos zones humides. Pas moins de 50 % de nos récifs coralliens ont déjà disparu et jusqu’à 90 % d’entre eux pourraient disparaître d’ici 2050, même si le réchauffement de la planète se limite à une augmentation de 1,5°C.

Depuis trop longtemps, nous exploitons et détruisons les écosystèmes de notre planète. Toutes les trois secondes, le monde perd suffisamment de forêts pour couvrir un terrain de football et, au cours du siècle dernier, nous avons détruit la moitié de nos zones humides. Pas moins de 50 % de nos récifs coralliens ont déjà disparu et jusqu’à 90 % d’entre eux pourraient disparaître d’ici 2050, même si le réchauffement de la planète se limite à une augmentation de 1,5°C.

La perte d’écosystèmes prive le monde de puits de carbone, comme les forêts et les tourbières, à un moment où l’humanité peut le moins se le permettre. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté pendant trois années consécutives et la planète est en passe de subir un changement climatique potentiellement catastrophique.

L’émergence de la COVID-19 a également montré à quel point les conséquences de la perte d’écosystèmes peuvent être désastreuses. En réduisant la superficie de l’habitat naturel des animaux, nous avons créé des conditions idéales pour la propagation des agents pathogènes, dont les coronavirus.

Face à ces défis, la Journée mondiale de l’environnement se concentre sur la restauration des écosystèmes et son thème est « Réimaginer. Recréer. Restaurer. »

La restauration des écosystèmes consiste à prévenir, à stopper et à inverser ces dommages – pour passer de l’exploitation de la nature à sa guérison. Cette Journée mondiale de l’environnement donnera le coup d’envoi de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, une mission mondiale visant à faire revivre des milliards d’hectares, des forêts aux terres agricoles, du sommet des montagnes aux profondeurs de la mer.
Ce n’est qu’avec des écosystèmes sains que nous pourrons améliorer les moyens de subsistance des populations, lutter contre le changement climatique et stopper l’effondrement de la biodiversité.